Le projet Ilangi (conservation)

Le projet Ilangi  réunit 4 amateurs et est le plus ancien. Il présente des caractéristiques très particulières qui font de lui un véritable sujet pour la conservation :

-Compte tenue de la taille très réduite du territoire  de la colonie, et de la pêche suspendue depuis plusieurs mois, il n’existe pratiquement pas d’importation de Tropheus sauvages et en trouver chez des amateurs est rare (et fort couteux) : nous sommes donc bien en présence d’une espèce très menacées, et qui pourrait même devenir en voie d’extinction. En complément de quelques F0, les groupes souche  doivent donc être constitués de F1, collectés avec le plus grand soin, car eux-mêmes peu disponibles (et eux aussi très couteux). Cela veut dire que le second niveau de la conservation (groupe souche de conservation sera constitué de F2 (bien évidemment non consanguin).


- Le Tropheus Ilangi présente au moins deux variantes : jaune et orange. Problème ? que choisir pour la conservation, sachant que la variante jaune,  qui a permis la construction de la « légende »,  est maintenant quasiment introuvable en France. Nous ne sommes pas sortis de la discussion sur cette « maille », d’autant que nous n’avons pas encore vu de groupe d’adultes jaunes. Pour l’instant, nous avons reporté notre décision car nous ne sommes pas certains d’avoir deux groupes jaunes.

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-Il est connu que le Tropheus « Ilangi « est peu prolifique, c'est-à-dire que la femelle libère beaucoup moins de jeunes que les autres espèces. Ce point complique la constitution des groupes et ralentit leur mise en place. Cependant, nous pensons que cette question fait débat puisque nous avons un groupe souche de base composé d’un couple et qui reproduit régulièrement par lâcher naturel avec un nombre d’alevins correct. A suivre…

Concrètement,  le projet regroupe, à fin janvier 2016, 179 Tropheus. Avec d’énormes difficultés, et après plusieurs voyages, nous avons constitué 7 groupes souches (114 Tropheus),  à partir de 5 sources différentes, avec quelques sauvages, le reste en F1 (dont plusieurs groupes de jeunes) . Fait exceptionnel, nous disposons d’un couple de sauvages qui reproduit régulièrement.

Dans le courant de 2015, nous avons rassemblé puis sexé nos premières reproductions. Cela nous a permis de constituer, en décembre 2015,  plusieurs groupes  de conservation (25 poissons), encore trop petits, mais issus de groupes souches différents : un premier résultat encourageant !