Choisir un niveau de conservation-diffusion

Compte tenu de  la très grande richesse du genre Tropheus, Il aurait été incompréhensible de fixer le niveau de la conservation-diffusion à l’espèce ou à la sous espèce, ce qui aurait conduit à croiser des variétés très différentes. C’est pourquoi nous avons suivi le travail de dame nature en adaptant le lieu de pêche comme maille la plus fine. Si cette option donne une grande satisfaction au plan intellectuel, elle conduit à de nombreux problèmes en pratique….sauf à aller pécher ses poissons soi même !
 

Petits secrets sur la zone exacte exploitée par les pécheurs, doutes sur les informations données par les exportateurs qui, parfois, encadrent d’un peu loin leurs plongeurs ou font leur marché dans des lieux différents afin de satisfaire une demande aussi forte que peu exigeante, absence d’indication du lieu de pêche par bon nombre d’importateurs doivent conduire à prendre ces débats sur le lieu de pêche avec un maximum de recul…d’autant que le genre Tropheus comprend énormément de taxons  non décrits

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Le problème se complique encore puisque, bien souvent, ce que l'on appelle"lieu de pêche" n'a qu'un lointain rapport avec la géographie (exemple...) et que, par ailleurs, certaines colonies sont très proches physiquement.

Que faire ?

Afin d’aboutir à une solution concrète convenable, nous nous sommes entourés de précautions pour vérifier, autant que possible, le lieu de pêche des espèces du programme :

-Avoir, en référence, des descriptions, officielles ou non et retenir les poissons valides (et pas seulement « beaux »).

- Pour les espces concernées par le programme, tenter de "faire le point" sur l'histoire du poisson, sa "découverte", son lieu de peche présumé, ses premieres importations

-Développer un lien de confiance avec les vendeurs (particuliers, mais surtout magasins)  tel que ces derniers acceptent de sortir des habituels tabous pour nous donner des informations essentielles sur un début de « traçabilité « : importateur, exportateur, et lieu de pêche présumé

-Contacts ponctuels avec des exportateurs (voire certains gros pécheurs) du lac afin de connaitre leurs pratiques et leur politique, en accueillant leurs  renseignements avec le plus grand recul.

Ces recherches difficiles, longues, exigeantes nous permettent maintenant d’écarter certains groupes dont l’origine est douteuse, par exemple des Tropheus duboisi vendus sous l’appellation Maswa alors qu’ils on été pêchés ailleurs (pour satisfaire la demande). Malgré ces précautions, l’exactitude du lieu de pêche  restera une question  difficile, et encore plus  avec des jeunes ou des adultes dont la colonie est réduite, par exemple T moorii Ilangi, dont il existe, de surcroit, deux variétés sur un petit emplacement rocheux.

Le fait qu'on ne puisse répondre avec exactitude à cette question ne doit pas constituer un mauvais prétexte : il faut insister pour que le lieu de pêche soit connu et qu'il soit porté sur les différentes listes.