Trop de poissons morts ou « introuvables » » suite aux échanges ?

Lorsqu’on examine la vie de plusieurs groupes de Tropheus adultes, on est frappé par  plusieurs constats : 

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Un  nombre de morts relativement élevés parfois dès le transport ou dans les premières semaines de leur arrivée chez leur propriétaire ; il existe aussi des pertes fréquentes lors des échanges en bourse. Il est vrai que nul n’est à l’abri d’un accident et que la maintenance des Tropheus exige une certaine expérience,  ces poissons étant très sensibles (surtout les adultes) aux changements.

 

-De nombreuses interrogations portent sur le sort réel des groupes transférés entre amateurs : que sont devenus ces poissons ? ont-ils été cédés à d’autres amateurs (du fait d’un changement d’intérêt du propriétaire ou de contraintes nouvelles)? sont-ils morts ?

-De nombreuses interrogations portent sur le sort réel des groupes transférés entre amateurs : que sont devenus ces poissons ? ont-ils été cédés à d’autres amateurs (du fait d’un changement d’intérêt du propriétaire ou de contraintes nouvelles)? sont-ils morts ?

-De plus en plus d’amateurs souhaitant se défaire de leurs poissons « quittent » le circuit traditionnel pour les offrir  sur des sites généralistes  d’achat-vente « d’objets » multiples.

-Enfin, on s’aperçoit que certaines espèces ou variétés locales, non menacées,  sont devenues « introuvables » dans les bacs des amateurs alors même qu’elles ont fait l’objet d’échanges parfois nombreux pendant un temps. 

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Si on observe ce que deviennent  les reproductions de jeunes offertes ou cédées par un amateur, le même constat de mortalité ou de poissons « introuvables » peut être fait ; il affecte même certaines espèces ou variétés rares, dont la maintenance devient floue au delà d’un cercle restreint d’amis, souvent proches géographiquement

.Ce phénomène de « disparition » n’est pas spécifique aux Tropheus, poissons sensibles par excellence : il affecte tous les cichlides, à des degrés variables, y compris les plus résistants.

Ces observations sont classiques en aquariophilie, mais elles nous ont interpellés en priorité car, si elles restent très perturbantes en général, elles constituent un véritable problème dans le cadre d’un programme de conservation-diffusion ; c’est pourquoi il nous est apparu essentiel d’introduire dans nos travaux, deux orientations essentielles:

- Admettre qu’un accident est toujours possible mais poser comme préalable qu’il doit être l’exception, c’est dire que méthodes, protocole et dispositions organisationnelles doivent  :

- réduire concrètement les facteurs de risques, à la fois dans les manipulations, mais aussi dans la maintenance.

             - Infléchir l’organisation des échanges pour qu’elle entraine un processus de diffusion le plus efficace possible.

Faire des efforts pour conserver une espèce menacée ou diffuser une variété rare n’a aucun sens si les jeunes sont diffusés dans n’importe quelles conditions et à un public non préparé.  

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-L’organisation mise en place doit donc  permettre:

                        // De mettre en valeur la diffusion des espèces rares et/ou menacées afin d’améliorer la visibilité par des amateurs particulièrement concernés

-         // De conserver une  traçabilité des échanges adaptée à la nature des poissons : plus les poissons sont rares, et plus la traçabilité doit être efficace.

Dans la suite de nos réflexions, nous verrons que se pose ainsi le problème de la diffusion (au sens large) dont les modalités actuelles trouvent leurs limites.