Visites et voyages

Visite et documentation

Plusieurs visites nous ont permis d’observer des systèmes de « reproduction » de Tropheus :

-        Dans les années 2000, nous sommes allés voir, à plusieurs reprises, les installations de Régis Pouillerie  ; Régis a arrêté son activité mais il a été l’un des grands éleveurs français de Tropheus, plusieurs centaines de jeunes étant sortis de ses bacs par an.  Son expérience et ses connaissances sont d’autant plus précieuse que, souvent, sa base était constituée de très petits groupes de sauvages.

-        Il y a quelques années, nous sommes allés voir des petits éleveurs individuels en Allemagne ; pour la première fois, nous avons vu de grands groupes de Tropheus dans des bacs relativement petits ; ces groupes de sauvages étaient souvent achetés « en commun » pour une revente des jeunes ; il y avait déjà une relation assez forte entre ces amateurs et certaines enseignes aquariophiles. (Nous avons rencontré la même idée chez un amateur de Cyprichromis). Plus récemment nous avons encore revu ce schéma chez d’autres particuliers sans que cela puisse être compris comme une activité principale, donc avec des objectifs commerciaux, même s’il y avait sans aucun doute une recherche  de revenus de complément.

-        - enfin, l’année dernière, nous avons rencontré, en Allemagne,  deux petites « entreprises individuelles » entièrement spécialisées dans les Tropheus (voir les reportages sur le forum;...) ; dirigée par des amateurs passionnés, ces entreprises ont pour vocation de « produire » du Tropheus F1 de grande qualité et en grand nombre ; elles ont des relations étroites tant en amont qu’en aval du cycle productif avec les grands importateurs allemands. Pour nous, elles sont les prémisses d’une évolution du marché aquariophile pour les Tropheus, car elles anticipent une baisse prévisible de l’offre de sauvages, voire, dans certains cas, une raréfaction.

L’étude attentive de ces organisations nous a convaincus que, à coté de structures ouvertement tournées vers le business, la mise en place d’une organisation d’amateurs, donc à but non lucratif,  pouvait être jouable.

Nous n’avons pas encore vu d’organisation tournée exclusivement vers la conservation ; en France, un contact est en cours avec le groupe happlochromis sur leur projet de conservation.

Au plan de processus, nous avons étudié quelques articles, dont  :

-        Les espèces de la région du lac Victoria : conservation en aquarium, Jérome Thierry (an Cichlidé 2003)

-        Reproduire pour conserver, Claude Touzet (RFC décembre 1995)

Enfin, des contacts nous ont permis de mieux cerner les causes d’échec des expériences de conservation.