Elargir progressivement le champ

Nous l'avons dit, la mise en œuvre d'un projet de conservation est difficile : savoir ce que l'on veut faire ne suffit pas à assurer le succès, car comment le faire est primordial.

Lorsqu'on examine les différents projets, ceux qui ont réussi comme les échecs, on est frappé par un constat : bien souvent, le champ du projet est large, très large, et les priorités sont peu visibles. Par exemple, la volonté de faire des listes de maintenance exhaustives est souvent affirmée, pour constater, au fur et à mesure du temps, que leur mise à jour est un problème souvent insurmontable.

Cela n'enlève rien à la qualité des travaux effectués, à l'énorme énergie déployée, aux compétences mise en œuvre, mais cela nuit, incontestablement à l'efficacité  des actions et entraine même, dans certains cas, une certaine exposition à la critique un peu facile (votre truc est une "usine à gaz" !)

Si vous avez lu notre programme, il ne vous aura pas échappé que notre démarche est beaucoup moins ambitieuse : très pragmatique, nous préférons avancer progressivement, étape après étapes, en se fondant sur ce que nous savons faire et en mettant l'accent sur des espèces dites protégées par la communauté internationale.

Cette démarche va s'integrer naturellement dans les grands projets nationaux.