vision globale

Vers une vision globale ?

La conservation des espèces est un débat connu ; par contre, sa mise en œuvre concrète est complexe et trop rarement mener à bien : les projets vont être longs, délicats, avec un nécessaire avancement  par étape. Cette question a des relations étroites avec d’autres sujets connexes, ce qui la rend d’autant plus ardue, mais oh combien passionnante.

Ce genre de projets est nouveau, surtout parce que le succès  repose sur une action collective, sur l’ambition d’un groupe. Apres avoir contribué à la connaissance et à la diffusion des cichlidés et, pour une organisation spécialisée, à celle des Tropheus et des Petrochromis, nous pensons qu’il s’agit là d’un rôle nouveau pour les associations de  portée nationale : la conservation des espèces,  leur protection, sont, de notre point de vue un enjeux essentiel afin de contrarier certaine évolutions prévisibles.

A notre sens, la portée des enjeux est telle qu’il est impératif de cesser de débattre à l’infini pour entrer concrètement dans le sujet, des lors qu’une réflexion commune a posé les bases théoriques. Dans le même ordre d’idée, il ne doit plus y avoir de place pour les habituelles querelles, les esprits de chapelle, bref tout ce qui divise et empêche d’avancer. Les discussions doivent privilégier l’action et, s’il y a divergence, la recherche d’un consensus doit être rapide (quitte à laisser subsister temporairement plusieurs solutions).

Par contre, la mise en place d’une organisation solide, la recherche de valeurs partagées par un groupe sont une condition essentielle pour réussir, c'est-à-dire pour affronter le temps, garantir la pérennité.

Si elles ne relèvent pas ce défit, les grandes associations aquariophiles seront assujetties au marché, à ses évolutions guidées trop souvent, par des forces mercantiles ou des préoccupations courtermistes ; elles auront indirectement favorisé l’émergence d’une offre qui répondra de moins en moins à la  passion de leurs adhérents Plus grave, elles n’auront pas saisi les opportunités pour contribuer, autant que possible, à la préservation de espèces.

Rappelons nous ce qu’était l’objet de notre passion il y a encore 10 ou 15 ans : avions nous des espèces de Tropheus menacées ? Quel sera le décor dans les 10 à 15 ans qui viennent ?

Il n’est pas trop tard, mais c’est maintenant qu’il faut bouger  -ensemble- car la route sera longue.

Non, la tache n’est pas impossible : c’est Anton Lamboj, grand Monsieur de l’aquariophilie, qui a évoqué ce sujet lors d’une de ses  conférences ( congrès  AFC  2013): « chacun a souvent plusieurs aquariums et il est possible d’en utiliser un, deux ou trois pour garder un stock unique, et si nous sommes des centaines à le faire, cela pourrait sauver beaucoup de poissons..et de gens. L’objectif n’est pas le repeuplement, mais la conservation. » ( Source : http://www.lake-tanganyika-conservation.com/especes-danger-extinction-lac-tanganyika )

 

Puisque les moyens existent, c’est donc d’abord une question de volonté, de choix fait en commun pour une nouvelle aquariophilie. C’est, fort égoïstement, conforter l’avenir de notre hobby, notre plaisir ; mais c’est surtout, en apportant notre « goutte d’eau » rendre un peu à cette Afrique qui en a tant besoin en respectant ses ressources naturelles.

 

Alors, on y va ?